Zoom sur les nouveaux chercheurs de la région

5 brillants chercheurs viennent renforcer les rangs de la communauté régionale de la recherche en cancérologie pour faire avancer le savoir sur le cancer. Recrutés en 2017 par les délégations régionales de l’Inserm et du CNRS, ils ont intégré les centres de recherche de la région. Ils présenteront leurs activités de recherche lors du Forum de la recherche en cancérologie les 3 et 4 avril 2018.

Anne-Laure HUBER, vous avez intégré le Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL). Que pouvez-vous nous dire sur votre parcours ?

Mes activités de recherche se situent dans le domaine de la biologie cellulaire en oncologie et se concentrent particulièrement sur l’exploration des voies de signalisation de la réponse au stress cellulaire. Après avoir étudié la fonction des voies UPR dans le processus d’initiation tumorale, je me suis intéressée au rôle du rythme circadien dans le développement du cancer. J’ai rejoint le groupe de Virginie Petrilli au CRCL pour étudier la fonction du récepteur NLRP3 dans le cancer du poumon.

Dalil HANNANI, vous avez été recruté au laboratoire TIMC-IMAG à Grenoble. Expliquez-nous votre parcours professionnel.

Onco-Immunologiste de formation à l’Institut Gustave Roussy, j’ai développé des vaccins anti-cancéreux en tant que chef de projet, avant de rejoindre l’équipe TheREx (CNRS). Au sein de ce groupe, nous étudions le dialogue Homme/Microbe(s), et je m’intéresse tout particulièrement à l’impact des microbiotes sur l’immunité, et à la conception d’immunothérapies.

Parole à Gabriel ICHIM, vous êtes chargé de recherche et responsable de l’équipe Cancer Cell Death au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon. Sur quoi se concentrent vos recherches ?

Notre laboratoire étudie l’apoptose, qui est la forme principale de la mort cellulaire programmée, et les effecteurs clés de celle-ci, nommément les mitochondries et les caspases. L’apoptose donne la forme de tous les organismes, tout en les gardant sains. Toutefois, la même mécanique tueuse peut jouer un rôle vital dans le cancer, l’immunité ou la fonction musculaire. L’objet de ma recherche permet une meilleure compréhension de la façon dont les effecteurs de la mort cellulaire pourraient jouer de nouveaux rôles dans le développement et l’oncogenèse.

Vous aussi, Sébastien DURAND, vous travaillez au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon. Quel a été votre formation et quels sont vos intérêts de recherche ?

J’ai effectué ma thèse à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier dans l’équipe de Jamal Tazi avant d’intégrer celle de Jens Lykke-Andersen (Université de Californie San Diego) pour un stage postdoctoral. Je suis ensuite revenu en France dans l’équipe de Pierre Jalinot (ENS Lyon) puis désormais celle de Mathieu Gabut au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon). Je présenterai au Forum des travaux sur les régulations post-transcriptionnelles et la traduction dans les cellules souches embryonnaires.

Quant à vous, Guillaume BORT, votre activité se situe dans un autre domaine. Qu’en est-il ?

Après une thèse en chimie organique, j’ai effectué un postdoc en chimie/biologie à l’Université d’Oxford avant d’obtenir une ANR Retour PDOC en France. Je me suis spécialisé dans la conception d’outils théranostiques (chélate de Gd, nanoparticules IRM/TEP, liposomes, photoactivation). J’ai donc naturellement intégré en 2018 le CNRS à l’Institut Lumière Matière.

12/03/2018


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