Acteur clé de la recherche en cancérologie en Auvergne-Rhône-Alpes, le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA) œuvre depuis plus de vingt ans à fédérer chercheurs, cliniciens, industriels et patients. Partenaire du Centre Jacques Cartier depuis 2018, il s’investit activement dans la coopération scientifique entre l’AURA et le Québec, convaincu que l’innovation et les échanges internationaux sont essentiels pour faire progresser la lutte contre le cancer.

Rencontre avec Mylène Honorat, sa responsable des relations internationales.
Le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes est une initiative lancée et financée par les pouvoirs publics (Institut National du Cancer et collectivités territoriales). Il s’inscrit dans le cadre des Plans Cancers nationaux et vise à développer la recherche en oncologie en Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2003, le CLARA fédère les acteurs académiques, cliniques et industriels ainsi que les associations et patients de la région, au service d’une stratégie régionale, nationale et internationale de lutte contre le cancer dans un double objectif : le transfert rapide des découvertes vers les patients et la valorisation économique de la recherche. Outre son engagement auprès de l’ensemble des acteurs de la recherche pour favoriser leur décloisonnement et les collaborations, le Cancéropôle accompagne les projets par le biais d’une offre de services structurée et élaborée en adéquation avec leurs besoins. Placé sous l’égide de la Fondation Innovation et Transitions, le CLARA développe également des actions en faveur de l’ouverture de la recherche vers les sciences humaines et sociales et les questions de santé publique, mettant ainsi le patient au cœur de la recherche.
Depuis 2018. Depuis, il a accompagné 18 évènements, contribuant à la création de leur programme et à l’organisation de visites et missions thématiques pour les délégations qui avaient fait le déplacement. Ce chiffre est le témoin du grand intérêt à collaborer avec des communautés scientifiques en cancérologie issues d’Auvergne-Rhône-Alpes et du Québec.
C’est un lien essentiel entre nos deux territoires. Il coordonne un rendez-vous annuel incontournable pour réunir nos communautés scientifiques, industrielles et politiques, créer des espaces d’échanges facilités par la francophonie et permettre l’identification de nouveaux projets d’innovation à mener conjointement. Il incarne parfaitement l’importance de cultiver de véritables rencontres entre les personnes qui portent des idées et des expertises.
Cette coopération constitue un levier stratégique de premier plan pour accélérer la recherche en cancérologie, améliorer les pratiques de soins et sécuriser la mise sur le marché des innovations. Elle repose sur la complémentarité de deux écosystèmes d’excellence, une proximité culturelle et linguistique, et une vision partagée de l’innovation au service des patients. C’est un levier majeur pour accélérer l’impact des innovations en cancérologie avec une ouverture stratégique sur l’Amérique du Nord et l’Europe.
Il est difficile d’en sélectionner un seul tant chaque édition a été riche. Je mentionnerais ma première participation, qui m’a permis de mieux connaître l’écosystème québécois en cancérologie, sa richesse, l’incroyable qualité et accessibilité de ses experts et de nos homologues, ainsi que la découverte de deux réseaux d’innovation à la fois semblables et complémentaires. Elle m’a également permis de constater qu’une mission régionale à l’étranger pouvait également être génératrice d’interactions et leviers d’actions au sein de son propre territoire.
L’une de nos missions au Québec a d’ailleurs été l’occasion de rencontrer le Consulat général de France au Québec et d’identifier l’intérêt de thématiser une mission scientifique. Deux ans plus tard, la Tournée des chercheurs québécois en France, organisée en partenariat avec le CLARA, autour de la cancérologie, a donné lieu à plusieurs rencontres et visites à Lyon et Grenoble.
Plusieurs réussites peuvent être mises en lumière à l’issue de ces huit années de collaboration. En 2022, dans le cadre des visites organisées en marge des EJC, le CLARA a par exemple accompagné une délégation régionale sur Sherbrooke. De nombreuses complémentarités et intérêts de collaborer ont été identifiés et ont débouché sur plusieurs projets scientifiques conjoints, soutenus financièrement par le programme Samuel-De Champlain. Dans la continuité, l’Université de Sherbrooke a même décidé d’implanter son bureau européen sur Lyon.
