Comment agir à la fois pour prévenir les cancers chez les jeunes et pour mieux accompagner ceux qui en sont atteints ? C’est tout l’objet du programme d’actions présenté le 7 juillet par l’Institut national du cancer, dans le cadre de la feuille de route 2026-2030 de la stratégie décennale de lutte contre les cancers.
📘 Ce programme repose sur 8 axes :
1. Permettre la pleine participation des jeunes dans toutes les dimensions
de la lutte contre les cancers, incluant la prévention, les soins et la recherche
2. Structurer un parcours de prévention des cancers dès le plus jeune âge
3. Appuyer les établissements scolaires et universitaires dans le déploiement
d’actions concrètes en prévention des cancers
4. Élargir l’accès des jeunes patients à des thérapeutiques adaptées et innovantes
5. Mieux comprendre l’étiologie et l’épidémiologie des cancers qui surviennent précocement
6. Consolider les dispositifs de soins dédiés aux adolescents et jeunes adultes
7. Assurer un suivi et un accompagnement adaptés aux jeunes patients
8. Garantir une continuité éducative et familiale pour tous les jeunes patients
atteints de cancer.
💬Point fort de cette feuille de route : les jeunes ne seront pas seulement destinataires des actions, ils en seront acteurs. C’est tout le sens de la création du conseil national des jeunes, qui sera installé d’ici fin 2026.
Cette instance de représentation réunira des jeunes concernés ou non par la maladie, qui pourront participer aux travaux du comité thématique national et formuler des avis et propositions pour orienter les actions.
Parmi les premières mesures concrètes déjà identifiées : un réseau de jeunes ambassadeurs pour la prévention, formés à la médiation en santé ; un état des lieux des médicaments anticancéreux disponibles dès 12 ans ; ou encore l’étude, après expérimentation, d’une généralisation du dispositif de suivi à long terme (SLT) pour les jeunes guéris d’un cancer précoce.
Cette dynamique s’incarne également dans l’expérimentation GO-AFTER, autorisée le 19 juin dernier dans le cadre de l’article 51, qui vise à structurer, dans plusieurs régions, une offre de suivi ville-hôpital pour les personnes guéries d’un cancer survenu durant l’enfance, l’adolescence ou le jeune âge adulte. Menée sur 4 ans, elle s’appuie sur le référentiel publié par l’INCa en 2023 sur le suivi à long terme des adultes guéris d’un cancer traité durant l’enfance, l’adolescence ou la période de jeunes adultes.
🤝 Un pilotage partagé entre l’INCa et de nombreux ministères et opérateurs (DGOS, DGS, DGCS, CNAM, MILDECA…) ainsi que les professionnels de santé et les associations, garantira le suivi de ces engagements, avec la participation des jeunes à chaque étape.
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